Réflexion

Perspectives

Environnement et Pauvreté

19 février 2026administrateur

Être porteurs d’espérance dans un monde en crise

Former des disciples qui vivent la Seigneurie de Jésus dans chaque domaine de leur vie, sept jours sur sept. Se mettre au service, ensemble, de ceux qui nous entourent.

Cela découle de notre passion pour Christ, et ça fait partie des valeurs que nous voulons vivre ensemble à Perspectives : « L’Église n’existe pas pour elle-même mais pour le monde ! En tant que chrétiens, cherchons à rencontrer les habitants de notre ville dans leurs préoccupations et besoins individuels ou collectifs. Manifestons concrètement la présence de Jésus au milieu des joies et des détresses de notre société ».
La Parole de Vie que nous portons change notre rapport au monde et notre rapport aux autres. Quand nous connaissons le Seigneur Jésus, une forêt, un champ ou une rivière n’est plus une simple ressource à exploiter. Elle est la création de notre Seigneur bien-aimé, l’œuvre de ses mains, que nous avons le privilège d’utiliser pour subvenir à nos besoins, bénir notre prochain et rendre gloire à Jésus.

Aujourd’hui, de plus en plus de nos contemporains prennent conscience que quelque chose « ne tourne pas rond » dans notre façon de vivre sur cette terre. Ce n’est pas normal que certains soient dans une consommation à outrance tandis que d’autres peinent à avoir accès aux moyens de subsistance les plus basiques. Nos systèmes actuels de production et de consommation ne sont pas soutenables dans la durée ; nous le savons depuis longtemps, mais collectivement nous n’arrivons pas à changer de cap. Est-ce la faute des politiques ? Des grandes entreprises ? Ou est-ce qu’il y a un problème plus fondamental ? Un problème du cœur, peut-être ?

Aujourd’hui, le diagnostic posé par la Bible sur les causes profondes de la crise écologique (tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu) semble peu audible dans les milieux qui réfléchissent à ces questions. Notre langage et notre culture chrétiens semblent trop éloignés des leurs ; notre discours trop immatériel et intangible. Où sont les « missionnaires transculturels » qui vont se dévouer pour « traduire » la bonne nouvelle de Jésus-Christ dans des termes qui sont compréhensibles pour un activiste du climat ou un adepte de l’écologie profonde ? Où sont les chrétiens qui vont partager leurs préoccupations et leurs aspirations, tout comme leurs labeurs… et les aider à trouver en Jésus la source d’eau vive qu’ils cherchent peut-être sans le savoir ? Et qu’en est-il de la maman que vous croisez au portail de l’école, ou votre collègue de travail qui, sans être des militants écologistes sont préoccupés par l’avenir de la planète ? Peut-être notre façon de partager la bonne nouvelle sera plus parlante pour eux si nous comprenons que le projet de Dieu concerne non seulement le salut les êtres humains, mais la réconciliation de toutes choses en Christ (Romains 8.18-25, Colossiens 1.15-20).

Vous l’avez peut-être déjà remarqué dans la ville ou la région où votre Église est située : ce sont souvent les personnes en situation de pauvreté qui sont les plus exposées aux risques climatiques et environnementaux : ceux qui vivent dans la rue ou dans des logements mal isolés contre les canicules ou des périodes d’extrême froid, ceux qui occupent les emplois les plus exposés aux évènements climatiques extrêmes, ceux qui sont les plus exposés aux polluants dans leur activité professionnelle. Tandis que les gens plus aisés peuvent éviter, en partie, certaines pollutions en choisissant les aliments qu’ils consomment, les moins aisés n’ont parfois d’autre choix que de manger des produits ultra-transformés et de mauvaise qualité. Ces injustices, et tant d’autres sont déjà une réalité en France, mais elles sont d’autant plus marquées quand nous prenons en compte les relations entre pays riches et pays pauvres.

Humainement parlant, la crise écologique et les souffrances humaines qui en découlent sont des problèmes qui nous dépassent. Mais en tant que chrétiens cette situation nous interpelle, nous avons mis notre espérance dans le Dieu qui rend l’impossible possible, le Dieu des miracles, le Dieu tout puissant. Prier, c’est s’ouvrir à l’action de l’Esprit pour qu’il nous guide dans nos transformations personnelles, renouvelle nos forces lorsque le découragement arrive, nous révèle nos dysfonctionnements individuels et collectifs et nous inspire sur le chemin à prendre et les actions à entreprendre.

C’est pour cela que le SEL et A Rocha ont initié un travail commun sur le sujet : « Aimer son prochain, c’est aussi prendre soin de la création ! » Vous pouvez découvrir ici le compte rendu de la journée « Dieu créateur, Dieu de compassion » qui a eu lieu à Lyon au mois de décembre sur le thème de l’écologie et la pauvreté. Des apports bibliques, des ateliers, une table ronde avec des acteurs chrétiens engagés sur le terrain, une soirée de louange et de prière avec l’auteur / compositeur Samuel Olivier…

> Auriez-vous envie d’accueillir une journée de ce type dans votre Église locale, dans votre ville ou dans votre région ? Nous sommes à votre écoute !

 

Rachel Vaughan (rachel.vaughan@cerie.org / www.cerie.org)
Rachel Calvert (rachel.calvert@arocha.org / www.arocha.fr)

 

Voici quelques ressources que nous recommandons :

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